Premier trimestre 2025 : Wall Street vacille, l'Europe se distingue
Le premier trimestre 2025 affiche des résultats contrastés sur les marchés financiers internationaux. Aux États-Unis, les investisseurs subissent leur pire début d'année depuis 2022 : le S&P 500 recule de 4,6 %, tandis que le Nasdaq plonge de 10,5 %. En Europe, la tendance est inverse avec l'indice Stoxx Europe 600 en hausse de 5,5 %, enregistrant ainsi son meilleur trimestre par rapport au S&P 500 depuis 2015.
Trump inquiète, l'Europe en profite
L'optimisme initial lié aux politiques de l'administration Trump s'est rapidement transformé en inquiétudes face aux menaces de guerres commerciales. La crainte d'une inflation persistante ou d'une potentielle récession – voire de stagflation – pèse lourdement sur la confiance des investisseurs américains. Par effet indirect, l’Europe attire ainsi les capitaux en quête de sécurité relative.
Par secteur, les banques européennes (+17,2 %) réalisent la meilleure performance, suivies par l’industrie (+11,1 %) et l’énergie (+11 %). À l'inverse, la consommation cyclique (-4,1 %) et l'immobilier (-2,5 %) affichent des reculs significatifs.
France : le CAC 40 démarre fort
En France, le CAC 40 progresse de 5,55 % sur le trimestre, confirmant un début d'année dynamique pour le marché hexagonal.
Les grands gagnants : défense et banques
Les valeurs de la défense et de la cybersécurité profitent pleinement des annonces d'augmentation des dépenses militaires en France et en Europe. Thales, leader sur ce segment, affiche une spectaculaire hausse de 77,14 %, devenant ainsi le meilleur performeur du CAC 40.
Le secteur bancaire français bénéficie également de la remontée des taux d'intérêt qui améliore significativement leurs marges. Résultat : une hausse impressionnante de 33 % sur le trimestre.
Les secteurs en difficulté
Certaines valeurs connaissent néanmoins un trimestre difficile. Kering subit la plus lourde chute (-19,87 %), pénalisée par un ralentissement marqué du marché du luxe, particulièrement en Chine.
STMicroelectronics, affecté par la baisse mondiale de la demande en semi-conducteurs, recule de 17,61 %. Schneider Electric (-12,52 %) et Capgemini (-12,71 %) souffrent quant à eux de prises de bénéfices et des incertitudes économiques globales.
Le secteur automobile n'est pas en reste avec Stellantis, pénalisé par des ventes décevantes et de nouvelles barrières douanières américaines. Le titre perd 18,76 % et termine le trimestre à son plus bas historique, juste au-dessus de 10 €.
Perspectives : l'Europe, nouveau refuge des investisseurs ?
Malgré quelques revers notables, le trimestre se termine positivement pour les actions européennes. Ce rebond incite désormais à considérer sérieusement les marchés européens comme potentiellement parmi les investissements les plus prometteurs dans les années à venir.



